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Le crédit pour musulman selon la CHARIA

Le lancement des banques islamiques en France est un processus financier assez récent, mais qui représente une bonne nouvelle pour les musulmans qui veulent obtenir des crédits bancaires sans pour autant être obligés de s’opposer à leur religion qui interdit le prêt d’argent avec intérêts.

Toutefois, malgré le développement international réalisé par ce nouveau système bancaire, la banque islamique rencontre encore des obstacles législatifs et crée des confusions chez le client français encore mal renseigné sur le fonctionnement de ce nouvel organisme.

Sommaire :

  • Qu’est-ce que c’est que la finance islamique ?
  • Les principes de la finance islamique.
  • La banque islamique en plein essor !
  • Les démérites de l’établissement de la banque islamique en France.

Qu’est-ce que c’est que la finance islamique ou le crédit halal ?

Puisqu’il s’agit d’un service nouveau, la majorité des Français ne connaissent pas encore comment la finance islamique fonctionne-t-elle. En effet, avoir un compte courant dans une banque islamique ou vouloir avoir un prêt musulman diffère certainement des autres formes classiques de services financiers.

L’échange de monnaie dans la religion coranique interdit strictement tout intérêt, c’est pourquoi le prêt pour musulman dispense ceux-ci des frais supplémentaires accordés au notaire ou au dépôt du dossier. La banque intervient donc dans des crédits concrets, sans avoir le droit d’imposer des intérêts. Les mensualités seront directement prélevées du compte du client pour une durée de remboursement maximale équivalente à dix ans pour les crédits potentiels tels que le prêt immobilier et pour des mensualités à court terme pour les autres prêts.

Les principes de la finance islamique :

Avant de confier son argent à une banque islamique, le client musulman aussi bien que français aura évidemment intérêt à tout savoir sur les principes fondamentaux de cet établissement :

  • Il est d’abord recommandé de maintenir les valeurs islamiques et donc d’éviter toute sorte de spéculation. Face à l’exagération dans les intérêts proposés par les banques traditionnelles, les banques islamiques défendent tout intérêt lors des opérations de transactions qu’elles réalisent.
  • Les contrats entre ces banques avec ses clients, particuliers comme professionnels, sont basés sur des biens réels précisément décrits d’avance par le bénéficiaire de crédit.
  • Les opérations financières sont toutes réalisées conformément au principe du partage des pertes et des profits. Il ne s’agit plus d’un engagement créancier/endetté, mais plutôt vendeur/acheteur qui se partagent aussi bien les risques que les bénéfices.
  • Une finance accessible à tout le monde, une économie très proche des besoins de tout client afin de rendre accessible le luxe à tous les consommateurs, pauvres comme riches.

La banque islamique en plein essor !

Même s’il s’agit d’un service nouveau en France, la finance islamique ne l’est pas sur l’échelle internationale. Au contraire, après trente ans d’expérience avec une large base de clientèle à travers le monde, il s’agit aujourd’hui d’une industrie qui commence à être mature.

Et même si le fonctionnement des banques islamiques qui dispensent leurs clients de tout intérêt en termes de prêts bancaires n’est pas tout à fait conforme à la loi juridique française, le système du droit français peut toutefois favoriser le développement de ces organismes en France. En effet, la finance islamique est basée essentiellement sur le dit : « la murabaha ». Selon ce processus, l’institution financière joue un rôle commercial intermédiaire et achète le bien ciblé pour le revendre au client suivant une marge négociée d’emblée entre les deux parties. Le prix du bien est alors payable à plusieurs tranches grâce à un prêt accordé par cette même institution financière. Dans ce cas-là, c’est seulement ce « surcoût » qui sert de rémunération pour l’organisme prêteur. Voilà un service accessible pour tous les particuliers.

Selon un autre mécanisme de financement islamique appelé « mutharaba », et toujours avec le profil de l’intermédiaire financier, la banque peut intervenir comme partenaire dans la gestion des fonds de son client. Elle, assurant le capital, lui assurant le travail, et le tout dans une perspective de partage des risques aussi bien que des bénéfices réalisés. Cela incite la banque à gérer au mieux l’affaire sur le marché financier puisque ses propres revenus dépendront des profits réalisés. Un service faisable et surtout rentable pour les professionnels.

La banque islamique intervient ainsi dans l’achat des biens concrets, bien déterminés d’avance par les bénéficiaires de crédits et entreprend également les opérations véritables pour ses clients possédant des comptes courants d’investissement. En fait, ces opérations d’achat et de revente semblent être assez compatibles avec le système juridique français surtout en matière immobilière. De même pour les opérations de partenariat aussi adaptables à la législation bancaire française. Les objectifs et les techniques de la banque islamique ne constituent pas ainsi un obstacle devant l’introduction de ce système financier dans le droit français, surtout que la finance islamique connaît aujourd’hui un essor mondial avec des signes de croissance future, et que la France représente un marché potentiel pour ces banques grâce à l’importance de la population musulmane qui s’y trouve.

Les démérites de l’établissement de la banque islamique en France :

Quoique l’établissement des banques islamiques paraît favorable pour certains qui jugent optimale l’élimination de l’intérêt et des frais supplémentaires, ceci reste inadéquat pour d’autres en raison des limites juridiques et fiscales relatives à ce système par rapport à la loi praticable en France.

D’habitude, les banques étrangères qui veulent installer des filiales en France doivent avant tout se conformer à la loi financière française pour garantir ainsi la sécurité des clients et le meilleur fonctionnement du service bancaire. Or la finance islamique se réfère strictement à la religion et non à des lois prescrites clairement, ce qui laisse peut-être la place à plusieurs reproches de manque de transparence dans la gestion de ces banques puisque le texte coranique peut avoir des interprétations diverses et perdre par conséquent de sa fiabilité.  Il sera évidemment légitime, étant consommateurs, de prendre ses mesures avant de confier son argent à un établissement qui doit réussir le défi de fournir un produit conforme à l’éthique islamique et de rester en même temps fidèle à la fiabilité du service.

D’autre part, un certain nombre d’économistes français estiment que la France n’a pas vraiment besoin de faire intervenir des investisseurs étrangers afin de réanimer son économie, il suffira juste de développer le potentiel existant.

L’établissement de la finance islamique en France reste ainsi un projet qui peut réaliser ses bénéfices comme cela est prouvé partout dans le monde où personne ne peut ignorer l’essor d’une telle entreprise. Cela dépendra toutefois de l’adaptation de ce service avec les lois juridiques françaises, et du sérieux de ces banques en termes de conformité totale entre leurs produits et le total respect de la religion islamique.

Les réflexions au sujet de " Le crédit pour musulman selon la CHARIA "

  1. Écrit par Mustapha :

    Bonjour!
    J’ai une question s’il vous plait, j’habite en Belgique est ce que j’ai le droit d’avoir un prêt pour acheter une maison sans intérêt? et merci d’avance.

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