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Comment faire racheter ses crédits ?

En surfant quelques minutes sur le Net, un particulier se rend vite compte que le secteur du rachat de crédit manque singulièrement de clarté ! Nombreuses sont les questions qui se bousculent et rares sont les réponses ! Sachons alors que pour un prétendant au rachat de crédit, toutes les questions soulevées sont légitimes et souvent très importantes. Pour ce faire, nous avons choisi de tout expliquer sur le mécanisme du regroupement de dettes. Et ce, afin de vous faire comprendre le fonctionnement de ce secteur fortement concurrentiel.

Sommaire :

  • Qu’est-ce qu’un rachat de crédit ?
  • À quoi consiste le dispositif ?
  • Qui est concerné par le regroupement de dettes ?
  • Un rachat de prêt, qui fait quoi ?
  • Comment fonctionne le rachat de crédit ?
  • Combien coûte cette opération au final ?

Qu’est-ce qu’un rachat de crédit ?

Plusieurs sites sur Internet se disent « spécialistes » du rachat de crédit. Mais, lorsqu’on creuse un peu sous le terme de spécialiste, que trouve-t-on ? Des banques, oui, mais aussi des courtiers, des organismes financiers filiaux de grands opérateurs privés, des comparateurs, des sociétés de communication qui ont flairé le bon filon… En fait, on trouve un peu de tout et c’est bien là le problème ! Pour les non-initiés, faire la différence entre les vrais professionnels et les amateurs est plus complexe qu’il ne paraît !

Alors, à qui faut-il s’adresser pour bénéficier des meilleurs services ? Quelle différence entre un organisme financier spécialisé et un IOB (Intermédiaire en Opérations Bancaires) ? À quels organismes financiers sont présentées les demandes de rachat de crédit formulées en ligne ? Que faut-il penser des comparateurs de rachats de crédits ? Combien coûte cette opération ?

Le regroupement de dettes en pratique :

Le regroupement de dettes se représente comme solution idéale aux personnes trop endettées et celles qui veulent gérer plus facilement leurs dettes. En effet, au fil des années, les crédits de différentes natures peuvent s’accumuler : crédits des cartes de magasins, crédit auto, crédit immobilier, crédit travaux, découvert bancaire, etc. Or, chaque crédit a sa logique, sa durée de remboursement, son taux d’intérêt (fixe ou variable) et ses garanties. Théoriquement, les banques n’ont pas le droit d’octroyer un nouveau crédit lorsque le paiement des différents emprunts dépasse les 33 % des revenus. Dans la pratique, le taux d’endettement de 33 % est souvent dépassé par le jeu des crédits revolving (crédit carte magasin) et par les découverts bancaires. Mais aussi, lorsque les revenus baissent suite à une période de chômage, un divorce, une maladie…

Un emprunteur peut ne plus pouvoir faire face au paiement de ses prêts ni obtenir un nouveau crédit pour rembourser ses dettes personnelles. L’étau se referme, et c’est souvent le surendettement ! Chaque créancier réclame logiquement son dû. Si l’emprunteur dispose d’un bien immobilier en garantie, il pourra être rapidement vendu par les banques. Mais il coûte parfois largement en dessous de sa valeur réelle. Pour éviter que l’étau ne se resserve dangereusement au point de vendre la maison, les banques françaises ont mis au point un outil financier particulier dit le rachat de crédit.

À quoi consiste le dispositif ?

Cet outil consiste dans un premier temps à globaliser la dette. Les crédits de différentes natures sont mis dans un même pot : c’est le rachat de crédit proprement dit. La dette globalisée fait ensuite l’objet d’un refinancement par le biais d’un nouveau prêt. Le profil de ce nouveau prêt est taillé sur mesure en fonction des revenus de l’emprunteur. Pour adapter le montant des mensualités aux revenus, les banques jouent sur l’allongement de la durée de paiement. Plus la durée du remboursement est longue, plus la mensualité à débourser chaque mois est allégée. En contrepartie, la durée du prêt devient plus longue et le montant des intérêts plus important.

En général, les intérêts d’un prêt sont le plus souvent calculés sur le montant restant dû. Très logiquement, lorsque les mensualités sont basses, le montant restant dû se rembourse moins vite, mais les intérêts grimpent ! Un rachat de crédit peut alors globaliser en tout ou en partie :

  • Des crédits immobiliers
  • Des crédits à la consommation (auto, travaux…)
  • Des crédits revolving (réserve d’argent, carte magasin…)
  • Des découverts bancaires
  • Des dettes personnelles (soulte de divorce, frais de succession…)
  • Des dettes fiscales

Qui est concerné par le regroupement de dettes ?

Un regroupement de dettes est un outil financier particulièrement bien adapté pour résoudre les problèmes de restructuration d’emprunts. Globalement deux grands types de profils d’emprunteurs se côtoient aux portes des organismes spécialisés. On trouve les particuliers surendettés et les particuliers endettés modérément. Ces derniers souhaitent souvent remettre à plat leurs dettes pour réaliser un projet ou faire face à une baisse programmée de revenus.

Rachat de crédit pour les personnes surendettées :

Le profil des particuliers surendettés est le plus courant aux portes des organismes financiers spécialisés dans le rachat de crédit. On parle de surendettement lorsque la situation financière d’une personne est durablement délicate. Le surendettement peut être le résultat de nombreux facteurs prévisibles ou non. Dans la grande majorité des cas, le surendettement survient à la suite de ce que les banques appellent un accident de la vie. Cet accident peut être un divorce, un accident ou une maladie mal couverts, un décès, une période de chômage qui s’éternise… Tous ces cas se traduisent globalement par une baisse importante des revenus. Les ressources étant moindres, les échéances des prêts deviennent ingérables. Les dettes s’accumulent et c’est l’impasse.

Solution idéale en cas de surendettement :

Le rachat de crédit dans ce cas précis permet de restructurer les prêts et d’adapter le montant des échéances à la nouvelle situation du débiteur. En procédant à une opération de restructuration de dettes, la situation financière redevient gérable. Le paiement de la dette est allongé pour diminuer les mensualités. Le budget retrouve un peu d’air. Les emprunteurs peuvent renouer avec l’épargne pour financer de nouveaux achats ou projets. Dans tous les cas, cette opération doit intervenir avant qu’il ne soit trop tard. C’est-à-dire avant que la personne endettée ne soit fichée par la Banque de France (Interdit bancaire ou fiché FICP).

Rachat de crédit et renégociation de prêts :

Les demandes des personnes endettées modérément sont plus rares aux portes des organismes financiers spécialisés dans le rachat de crédit. Elles sont principalement constituées par les débiteurs souhaitant renégocier le taux d’un emprunt souscrit à des taux élevés. En particulier, en ce qui concerne les prêts immobiliers d’avant 2008. Mais aussi, par des emprunteurs souhaitant restructurer leurs dettes en vue de la réalisation d’un nouveau projet. L’allongement de la durée d’emprunt n’est alors pas le principal levier pour faire baisser les mensualités. Le taux bas est au cœur de cette démarche quitte même à payer plus cher le mois pour accélérer le paiement total de la dette.

Un rachat de prêts, qui fait quoi ?

Dans le secteur d’activité du rachat de crédit, deux principaux acteurs sont en place. D’un côté se trouvent les organismes financiers spécialisés qui sont soit des banques soit des filiales de grands groupes bancaires ou d’assurances… De l’autre côté se trouvent les courtiers aussi appelés les IOB (Intermédiaires en Opération Bancaire). Ces derniers sont mandatés par les premiers pour trouver des solutions de rachat de crédits adaptés à chaque situation. La grande différence entre les deux : les premiers financent, les seconds mettent en concurrence les financeurs possibles.

Qui sont les financeurs du rachat de crédit ?

Les organismes financiers spécialisés dans le regroupement de dettes sont pour la plupart :

  • Des filiales spécialisées créées par des banques de dépôt classiques
  • Des filiales de grands groupes d’assurance
  • Des filiales de grands groupes de distribution comme Générale Electric, La Redoute, les 3 Suisses…

Tous ces organismes ont pour point commun d’être spécialisés dans le crédit (octroi de crédits consommation de type revolving, octroi de crédits hypothécaires, rachat de crédit). Ces organismes spécialisés sont peu nombreux, d’environ une petite dizaine en France. Ils trouvent leurs clients soit par l’intermédiaire d’un réseau de magasins ou de vépécistes (réserve d’argent par carte, crédits sans frais…). Ils peuvent aussi travailler avec des intermédiaires des IOB, soit encore à travers les plateformes de commercialisation en direct.

Qui sont les courtiers (IOB) du rachat de crédit ?

Les courtiers en rachat de crédit également connus sous le nom d’IOB (Intermédiaires en Opérations Bancaires) sont nombreux en France. Leur activité repose sur la mise en concurrence des offres des financeurs. À ce titre, le métier d’IOB est assez proche de celui de courtier en assurance. Certains d’entre eux sont mandatés par un seul et même financeur, ce qui limite de fait la mise en concurrence. Les autres sont mandatés par plusieurs organismes financeurs. Un client qui dépose un dossier de demande chez un IOB accède ainsi à toutes les propositions des financeurs partenaires sans avoir à multiplier les démarches.

Ces courtiers peuvent être des indépendants ou des sociétés sans que cela soit vraiment d’importance. Le plus important étant bien sûr que l’IOB soit mandaté par le plus d’organismes prêteurs possible. Cela permet d’augmenter les chances de recevabilité d’un dossier de demande de rachat de crédit. Un IOB a une obligation de conseil envers son client, mais il n’a pas d’obligation de résultat. Pour son travail d’intermédiaire, il touche une commission dont le montant est inclus dans la proposition de prêt. En vertu de la loi Murcef, il ne peut demander une quelconque rétribution si le client décide finalement de ne pas signer l’offre de prêt proposée.

Comment fonctionne le rachat de crédit ?

Le rachat de prêts est une opération bancaire assez simple sur le papier. Elle consiste à faire reprendre tout ou partie des crédits par un organisme prêteur spécialisé. Celui-ci se charge ensuite de proposer une offre de prêt adaptée aux besoins du client. Cet organisme peut être contacté soit en direct soit via un courtier également appelé Intermédiaire en Opération Bancaire. Lorsque la démarche est instruite par un courtier, tous les éléments financiers transmis sont analysés avant d’être présentés aux financeurs potentiels. La démarche débute donc par un pré-dossier que le client remplit de bonne foi.

Sur la base de ce pré-dossier, une stratégie de refinancement est mise en place. En fonction des besoins, les crédits en cours peuvent être rachetés en totalité ou partiellement. Généralement, les crédits les plus rentables dans le cadre d’un rachat de crédit sont ceux qui ont été souscrits à un taux élevé (crédit revolving, découvert bancaire…). Les crédits immobiliers sont parfois laissés de côté pour limiter les frais annexes. Cela concerne en particulier la mainlevée d’hypothèque, la prise d’hypothèque, les frais de dossier…

Offre de rachat de crédit et délai de rétraction :

Lorsque la stratégie est mise en place avec le client, le courtier transmet les premiers éléments du pré-dossier aux prêteurs potentiels. Selon les courtiers, cette démarche est plus ou moins longue. Les financeurs statuent ensuite sur les premiers éléments et donnent ou non leur accord de principe. Lorsqu’un accord de principe est accordé, la démarche se poursuit par la fourniture de la part du client des originaux des documents officiels. Consultez à ce sujet notre fiche pratique Quelles pièces à fournir pour un montage de dossier de rachat de crédit).

Selon les pièces fournies, le prêteur transmet une offre de prêt au client. Celui-ci a le droit de l’accepter ou de la refuser. L’offre de prêt doit répondre à un ensemble de règles pour permettre la comparaison. L’offre doit notamment indiquer le taux effectif global (TEG) du prêt et un échéancier rappelant le montant global du prêt. L’offre doit être parfaitement détaillée en termes de la durée de l’emprunt et des frais annexes (assurances, commission au courtier, prise de garantie dont hypothèque). Elle est assortie d’une durée de validité qui varie selon les financeurs. Après signature, l’emprunteur dispose encore d’un délai de rétractation légal qui ne peut pas excéder les deux semaines.

Validation de l’offre et déblocage des fonds :

Dans le cas où le client accepte l’offre de prêt, il doit la renvoyer datée et signée à son prêteur. Celui-ci se charge de rembourser les prêts aux différents créanciers et de monter le dossier d’hypothèque, le cas échéant. Après déblocage des fonds, le bénéficiaire procède au remboursement par prélèvement automatique sur son compte courant. De cette manière, le client n’a plus qu’un seul créancier (l’organisme qui a financé le prêt) et une seule échéance. Il n’a dons pas l’obligation de changer de banque.

Combien coûte cette opération au final ?

Si le rachat de crédit est simple dans sa logique, chaque cas est particulier, ce qui implique forcément de grosses différences de prix ! Globalement, deux types de tarifs sont classiquement évoqués : le coût des intérêts et celui des frais annexes.

Le coût des intérêts :

Pour faire baisser le montant des mensualités, le rachat de crédit s’appuie principalement sur deux paramètres :

  • L’allongement de la durée des remboursements
  • La renégociation d’un nouveau taux d’intérêt.

Globalement, les taux actuels sont généralement plus intéressants que ceux pratiqués lors de la souscription des prêts initiaux. Mais, la différence entre les deux est rarement significative pour faire baisser de façon importante le montant des mois. L’allongement de la durée de paiement quant à elle permet plus facilement de faire baisser les mensualités. Mais en contrepartie, elle augmente les intérêts. Pourquoi ? Tout simplement parce que le montant des intérêts est calculé sur le capital restant dû pour les prêts dits amortissables. Ce mode de calcul implique que les intérêts sont payés en priorité au début du crédit lorsque le capital restant dû est important. Au fur et à mesure des paiements, le capital restant dû descend peu à peu. Si les mensualités sont de faible montant, le paiement du capital restant dû descend forcément moins vite que dans le cas contraire. Les intérêts augmentent logiquement.

Ensuite, les taux d’intérêt sont globalement plus chers sur de longues échéances. Ainsi, le prix à payer en fin de course peut être important. Pour comparer les offres proposées, il est donc nécessaire de se baser sur le TEG (Taux effectif global). Ce taux prend en compte tous les frais, sur une durée de remboursement égale. Attention, un écart de quelques centièmes de points peut être très significatif sur une longue période de paiement. Conformément au Code de la consommation, une offre de crédit doit impérativement indiquer le montant global du prêt !

Les frais annexes :

Tout comme le taux et la durée, le coût des frais annexes peut faire grimper le prix final d’un crédit. Selon la qualité du dossier soumis, les banques seront prêtes à faire des efforts ou non. Ainsi, lors d’un regroupement de dettes, les frais de dossier peuvent être gratuits si la banque souhaite absolument conquérir un nouveau client. Elles peuvent aussi appliquer un montant forfaitaire de 120 € en moyenne. Ou encore, calculer ce montant en fonction du prêt accordé (en principe 1 % pour un maximum de 500 €).

Le prix de l’hypothèque :

Lorsque les crédits rachetés sont aussi des crédits immobiliers, il est fort probable que l’emprunteur devra s’acquitter de pénalités de paiement anticipé. Ces pénalités peuvent aller jusqu’à 3 % du montant du capital restant dû. Lorsque le bien est hypothéqué, des frais de mainlevée d’hypothèque devront également être acquittés par l’emprunteur pour se désengager de la garantie donnée à son ancien prêteur. Le nouveau financeur est généralement en droit de demander une prise d’hypothèque sur le bien donné en garantie et les frais s’ajoutent encore ! Rappelons-nous que le prix de la prise d’une hypothèque équivaut à 0,715 % du montant du prêt.

L’assurance emprunteur :

À ces frais s’ajoutent aussi les frais d’assurance puisque la signature de chaque nouveau prêt (hypothécaire notamment) est obligatoirement assortie de la souscription d’un contrat d’assurance. Cette garantie protège les intérêts de l’emprunteur et de son prêteur en cas de décès ou d’invalidité permanente et définitive. Ensuite, l’emprunteur qui passe par un courtier devra également s’acquitter du paiement de la commission d’intermédiation. Celle-ci équivaut selon les IOB à un surcoût de 1 % à 5 % du montant du prêt.

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