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Prêt immobilier pour senior, est-ce possible d’emprunter à la retraite ?

Pas comme vous le croyez, contracter un prêt immobilier à la retraite n’est pas une chose exceptionnelle ! Certes, ceci est peu difficile par rapport aux plus jeunes, mais les solutions d’emprunt existent. Toutefois, les choses peuvent devenir plus complexes avec l’assurance emprunteur puisque les cotisations sont beaucoup plus chères. L’État de santé est alors primordial pour la banque et pour l’assureur après l’âge de 70 ans. Tant mieux pour vous si vous êtes fin négociateur, car vous devez demander des prêts courts et présenter de solides garanties. Autrement, n’hésitez pas à découvrir davantage de solutions de financement pour les seniors en suivant notre article.

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Sommaire :

  • Pourquoi est-il difficile d’emprunter après 70 ans ?
  • Quelles sont les alternatives du prêt immobilier classique ?
  • Le défi de l’assurance emprunteur pour senior
  • Quelles aides au logement pour les personnes âgées ?

Pourquoi est-il difficile d’emprunter après 70 ans ?

En se rapprochant de la retraite, les particuliers pensent plus sérieusement à l’acquisition immobilière. Mais idéalement, ils doivent le faire avant l’âge de 50 ans lorsqu’ils perçoivent des revenus plus importants. Ils peuvent ainsi payer sur une durée plus courte et profiter d’offres de crédit plus intéressantes. Toutefois, en choisissant la retraite pour investir dans l’immobilier, ils risquent de faire face à des conditions d’emprunt plus sévères. Dans d’autres cas, les banques peuvent refuser leur demande de crédit potentiel pour la baisse de leurs revenus. Mais aussi, pour le risque de santé et de non-remboursement qu’ils présentent. Une seule condition peut changer l’avis des prêteurs est la mise en place de lourdes garanties. Cela pouvait être à travers un apport personnel, une épargne, la caution d’un co-emprunteur ou même une hypothèque.

Le crédit immobilier senior, des conditions plus strictes :

Les retraités présentent pour certaines banques la catégorie d’emprunteurs matures qui savent bien gérer leur budget. Ils ont l’avantage d’avoir des revenus stables et réguliers. Aussi, ils peuvent participer dans le financement de leur projet immobilier à travers un apport personnel ou un produit d’épargne. Pour cela, des solutions de crédit existent jusqu’à l’âge de 75 ans, voire plus pour les dossiers les plus convaincants. Or, pour les banques les plus vigilantes, il s’agit de candidats à risque. Et ce, pour leur état de santé et budget limité à la pension de retraite. Alors, pour emprunter à un âge avancé, le passage par les formalités médicales est obligatoire. Un questionnaire de santé doit figurer dans le dossier de crédit. Aussi, il faut emprunter sur une durée plus courte et participer d’au moins 30 % dans le montant à emprunter. Ensuite, l’assurance est un élément crucial.

En revanche, vous allez de cette manière bénéficier d’un taux plus réduit, car vous allez payer plus vite. Ceci ne va plus dépendre de votre âge, mais de votre apport, patrimoine et revenu.

Quelles sont les alternatives du prêt immobilier classique ?

Si votre banque refuse de vous accorder un crédit immobilier, alors pensez à trouver des alternatives de financement. Si vous êtes déjà propriétaire de votre logement, alors le prêt viager hypothécaire vous convient. Ceci est idéal pour changer de maison ou acheter une résidence secondaire dans un endroit plus propice à la retraite. Aussi, vous pouvez optimiser vos chances d’acceptation chez les banques concurrentes par une hypothèque sur le bien à acheter. De même, si dans votre entourage une personne solvable accepte de se porter garant auprès de votre prêteur. En cas de sinistre, elle s’engage à rembourser le capital restant dû à votre place.

Le viager, une opportunité de financement :

Ce mode de financement présente l’avantage d’être accessible à tous les emprunteurs sans condition d’âge. Il concerne alors les propriétaires d’un bien immobilier qu’ils mettent en garantie en contrepartie d’un prêt personnel. Le montant à emprunter dépend alors de la valeur exacte du bien à hypothéquer. Ceci pourrait être utile pour financer des projets divers, dont les travaux d’amélioration du logement. Mais aussi, afin d’avoir un complément régulier de revenus après la retraite. La banque verse alors une rente viagère périodique au bénéficiaire tout au long de sa vie. Ensuite, elle se rembourse son argent après son décès. L’emprunteur a donc l’opportunité d’habiter ou de donner en location le bien immobilier qu’il avait mis en garantie. Alors, même si l’âge n’est pas un critère important, cette alternative est très idéale pour les seniors.

Le crédit hypothécaire cautionné :

Comme le viager, ce prêt s’adresse uniquement aux propriétaires qui peuvent mettre en hypothèque leur bien immobilier pour emprunter. Mais cette fois-ci, l’emprunteur rembourse normalement son crédit sur des mensualités comme pour un crédit classique. Le grand avantage de l’opération est que les banques privilégient beaucoup ce type de cautionnement. En particulier, pour les seniors de plus de 60 ans. Elles peuvent donc accorder jusqu’aux 70 % le prix de vente du logement sur le cours actuel du marché. Mais, il peut arriver que l’emprunteur décède au cours du paiement. Dans ce cas, la banque se réserve le droit de vendre le bien hypothéqué pour récupérer son argent. Pour les héritiers, ils reçoivent la différence entre le prix de vente et le capital restant dû. Ils peuvent aussi garder le bien immobilier en remboursant eux-mêmes la banque sur le montant total de la dette.

Emprunter grâce à la convention AERAS :

Les seniors qui présentent des risques aggravés de santé peuvent emprunter plus facilement chez les banques conventionnées avec l’État. Grâce à la convention AERAS, les prêts bancaires sont possibles aux personnes dont la santé est plus fragile que d’habitude. Mais pour le crédit immobilier, il ne faut pas dépasser les 70 ans vers la fin du contrat. Si vous répondez à cette condition, vous bénéficiez de modalités favorables d’emprunt et aussi d’assurance. Or, là aussi, le montant à assurer par les pouvoirs publics doit être inférieur ou égal à 320 000 €. Le prétendant doit alors remplir un formulaire médical avec des informations précises avant l’acceptation de son dossier.

En cas d’avis favorable, les banques signataires de la convention s’engagent à appliquer un taux d’intérêt et un coût d’assurance raisonnables. Celui-ci ne doit pas dépasser un plafond de 1,4 point le TEG du montant à obtenir. Elle intègre normalement l’assurance et tous les autres frais annexes. Reste à savoir que l’accès à cette convention n’est pas systématique, cela dépend de la solvabilité du prétendant.

Le défi de l’assurance emprunteur pour senior :

En passant à la retraite, l’éventualité de non-remboursement du crédit s’accentue. Or, cela empêche les seniors d’emprunter dans les meilleures conditions. Mais, exige aussi une couverture très optimale en assurance emprunteur. Outre les garanties personnelles, les banques demandent souvent de se protéger les droits par un contrat d’assurance tous risques. Pour cela, les offres de prêteurs et d’assureurs sont beaucoup plus chères par rapport aux emprunteurs qui sont plus jeunes. De plus, il faut choisir une formule qui intègre obligatoirement les garanties décès/invalidités ce qui augmente naturellement la cotisation. Mais attention, ceci est à prendre en considération pour le calcul du prix réel de votre crédit pour senior. Il s’agit de la charge la plus potentielle après le taux d’intérêt.

Nous vous conseillons alors d’économiser au maximum sur le montant que vous allez emprunter. Ainsi, vous parvenez à gérer tous les frais annexes qui s’ajoutent à ce capital et qui en dépendent aussi.

Assurance pour senior, quelles formalités ?

Lorsque l’emprunteur dépasse l’âge de 55 ans, le passage par un examen médical est évident. Ensuite, les types d’analyses deviennent plus poussés lorsque la personne à assurer devient plus âgée. Ceci présente pour certains une véritable contrainte, car il peut prendre un peu du temps. Pour les banques, elles appliquent des surprimes selon le dossier qu’elle consulte. Ou au contraire, elles peuvent annuler certaines prises en charge de leur contrat de groupe. Cela oblige l’emprunteur, soit à trop payer son assurance, soit à renforcer sa couverture par des garanties supplémentaires.

En pratique, cela ne va pas dépendre uniquement de l’âge. Sachons que certaines banques poussent le délai de fin de paiement à 90 ans, c’est l’état de santé qui compte le plus. L’emprunteur doit dans ce cas chercher une couverture plus complète qui coûte naturellement plus cher. Pour cela, il ne faut pas hésiter à faire jouer la concurrence. Nous vous conseillons de trouver votre assureur avant même de choisir votre prêteur.

Le droit de délégation d’assurance :

Comme tous les autres emprunteurs, un senior peut juger l’offre d’assurance de sa banque trop chère. Pour cela, il peut utiliser son droit de choisir son assureur conformément à la loi Lagarde. Une seule condition à respecter est d’avoir un contrat qui présente le même degré de garanties que la banque. Or, de cette manière la personne assurée peut réaliser de sacrées économies sur le prix de son assurance. Elle peut donc choisir une couverture sur mesure qui s’adapte avec les risques de santé qu’elle présente réellement. Inutile donc de payer des garanties qu’elle ne va pas utiliser, mais qui s’intègrent dans son contrat de groupe. Outre les garanties, certains organismes de crédit assurent leurs emprunteurs jusqu’à l’âge de 70 ans seulement. Cela ne convient pas alors à ceux dont l’âge dépasse cette limite vers la fin du remboursement.

Donc, en crédit ou en assurance, le recours à un courtier spécialisé est idéal. Il vous permet de bénéficier des tarifs les plus concurrentiels du marché.

Quelles aides au logement pour les personnes âgées ?

Avec l’âge, le besoin d’un logement qui s’adapte aux besoins spécifiques de la personne concernée augmente. Or, comme susmentionné, le crédit bancaire n’est pas une chose facile pour tout le monde. Ceci s’aggrave avec la baisse des revenus, le risque de non-remboursement et la prime d’assurance un peu trop salée ! En revanche, ces mêmes raisons peuvent donner droit à d’autres aides sociales qui varient selon les ressources personnelles du senior. Certaines prestations sont accessibles pour tous, d’autres concernent uniquement les faibles revenus.

APL/ALS :

Les personnes qui ne peuvent pas gérer leur loyer ou leur mensualité de prêt peuvent demander les aides au logement. Cela s’adresse aussi aux personnes retraitées qui ne peuvent pas payer le tarif d’hébergement dans une maison de retraite. Deux allocations différentes, mais qui ne peuvent pas êtres cumulables, sont possibles par la Caisse d’allocation familiale. Nous parlons notamment de l’aide personnalisée au logement (APL) et de l’allocation du logement social (ALS). Elles vous concernent si vous êtes locataires, colocataires, propriétaires ou résidents en foyer d’hébergement. Alors, vous obtenez l’une de ces prestations selon votre situation. Il suffit donc de vous adresser à la CAF dont vous dépendez afin de savoir les démarches et les justificatifs que vous devez apporter. Ensuite, vous trouverez les formulaires de demande à télécharger en ligne.

Aides à l’adaptation du logement :

Aménagement intérieur de la maison, monte-escalier ou extension du logement, tous ces travaux demandent de l’argent. L’État aide alors les personnes âgées de 60 ans et plus à mieux vivre chez eux. Pour obtenir l’aide, il faut posséder un logement construit depuis plus de 15 ans et percevoir des revenus très faibles. Par exemple, un couple sans enfants doit avoir un plafond de ressources de 21 630 € par années fiscales. Ensuite, les travaux doivent être réalisés uniquement par des professionnels du bâtiment inscrits au registre du commerce/répertoire des métiers. Le montant de l’aide présente alors 20 % du montant total à engager dans ces chantiers. Or, il ne peut pas dépasser la limite de 1 200 €. Bon à savoir qu’ils existent d’autres aides financières pour seniors fins qu’ils réalisent des travaux d’adaptation du logement. Cela inclut l’allocation personnalisée d’autonomie (APA), l’aide de retour à domicile (ARDH) et la prestation de compensation du handicap (PCH).

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